Retour aux actualités
Actualité

Candidature à la Francophonie : Isidore Kwandja Ngembo défend son profil face aux critiques

Manasse
Publié le 18/02/2026 17:52
40 lectures
Candidature à la Francophonie : Isidore Kwandja Ngembo défend son profil face aux critiques

Leaderboard 728 × 90

Par Isidore Kwandja Ngembo.

Depuis l'annonce de mon intérêt pour le poste de secrétaire général de la Francophonie, une critique revient souvent : « Tu as un solide CV, de grandes études, une longue expérience dans l'administration publique, tu as réussi l'organisation des Jeux de la Francophonie à Kinshasa... mais tu n'as jamais été ministre. » Sous-entendant qu'une fonction ministérielle nationale serait un prérequis indispensable pour diriger une organisation internationale.

Cet argument me fait sourire. S'il est vrai que je n'ai pas porté le titre de ministre, comme mon aîné Robert Beugré Mambé – organisateur des Jeux d'Abidjan et actuel Premier ministre ivoirien – les responsabilités que j'ai assumées, notamment dans le cadre des Jeux de Kinshasa, dépassaient en ampleur et en complexité celles de nombreux ministres. Cette expérience démontre un leadership éprouvé, une capacité managériale avérée, une rigueur dans la gestion de projets complexes et une aptitude à obtenir des résultats concrets.

Mon parcours est également marqué par près de vingt ans au sein d'une administration publique structurée, caractérisée par une hiérarchie claire, une neutralité absolue, une égalité de traitement et une gestion rigoureuse des ressources basée sur le mérite. Cet environnement a façonné ma personnalité professionnelle, ma rigueur et mon engagement pour un travail bien fait.

Pour étayer mon propos, observons l'exemple de l'Organisation des Nations unies (ONU), la plus ancienne et la plus importante organisation internationale. Aucun de ses secrétaires généraux n'avait été chef d'État auparavant. Leurs parcours sont variés :

  • Trygve Lie (1946-1952) était ministre norvégien des Affaires étrangères.
  • Dag Hammarskjöld (1953-1961) était vice-ministre suédois des Affaires étrangères.
  • U Thant (1961-1971) était représentant permanent de la Birmanie à l'ONU et n'a jamais été ministre.
  • Kurt Waldheim (1972-1981) était ministre autrichien des Affaires étrangères.
  • Javier Pérez de Cuéllar (1982-1991) était ambassadeur et n'a été ministre péruvien que huit mois après son mandat à l'ONU.
  • Boutros Boutros-Ghali (1992-1996) n'a été ministre égyptien que cinq mois avant son élection.
  • Kofi Annan (1997-2006) était haut fonctionnaire onusien et n'a jamais été ministre ghanéen.
  • Ban Ki-moon (2007-2016) était ministre sud-coréen des Affaires étrangères.
  • António Guterres (2017-2026) est le seul à avoir été Premier ministre (du Portugal).

Cette diversité de profils montre que la compétence, l'expérience administrative et le leadership priment sur le seul titre de ministre. La question fondamentale pour l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) n'est pas de savoir si elle a besoin d'un « homme fort », mais bien d'une organisation forte, efficace et capable de produire des résultats tangibles pour ses membres. C'est cette vision et cette capacité que j'entends porter.

Commentaires

Connectez-vous pour participer à la discussion.

Kinshasa

25°C

Ciel dégagé

USD → CDF

2,850

Taux de change officiel